26/09/2016

Ministre des Pensions ? Dites plutôt ministre des institutions de pension privées !

Ministre des Pensions ? Dites plutôt ministre des institutions de pension privées !

 

 

 

“La pension légale seule ne suffit pas à s’assurer de vieux jours sans soucis financiers » reconnaît le ministre des Pensions Bacquelaine. Alors qu’il lui revient justement de veiller à ce que la pension légale suffise, le ministre lance l’idée de consacrer une part d’une éventuelle augmentation salariale des travailleurs à la pension complémentaire. Ce faisant, il opte résolument pour la voie des pensions privées et enterre la pension légale. On peut donc dire que notre ministre des Pensions est le ministre des institutions de pension privées.

On sait depuis des années que la pension légale est trop basse dans notre pays. Trop basse pour vivre décemment. Il semble que le ministre libéral des Pensions l’ait enfin réalisé, lui aussi. Dans un courrier qu’il adresse à la Présidente du Groupe des Dix (lequel a pour mission de s’accorder sur la marge salariale et d’éventuelles augmentations salariales pour les travailleurs), il écrit : « La pension légale seule ne suffit pas à s’assurer de vieux jours sans soucis financiers ».
 

La perspicacité du ministre s’arrête malheureusement là. Car il ajoute d’emblée une revendication hallucinante, qui hypothèque la concertation sociale, ce qui est devenu une fâcheuse habitude de ce gouvernement. Une partie des éventuelles augmentations salariales – après des années de gel des salaires et un saut d’index – devra revenir aux pensions complémentaires, au deuxième pilier. « Les partenaires sociaux doivent convenir d’affecter en partie la marge salariale à des cotisations plus élevées pour la pension complémentaire au lieu de la traduire immédiatement en des augmentations salariales » souligne le ministre.
 

Ce qui est totalement insensé. Le ministre reconnaît que les pensions sont trop basses, mais au lieu de les porter à un niveau acceptable, il estime que les salariés doivent suppléer les pensions légales via les pensions complémentaires. Le ministre ne souhaite donc pas augmenter la pension légale de façon à ce que tout le monde puisse avoir une vie décente après une carrière d’ailleurs toujours plus longue. Au lieu de cela, il souhaite que les travailleurs échangent leurs augmentations salariales contre une pension privée. Il joue donc pleinement la carte des assureurs pension privés. Ce n’est pas un ministre des Pensions, c’est un ministre des institutions de pension privées.
 

Marc Goblet, secrétaire général de la FGTB, rappelle que la priorité absolue reste le premier pilier, la pension légale, « c’est le seul véritable système juste et solidaire qui puisse garantir une pension décente, quel que soit le secteur d’activité, quel que soit votre employeur, et indépendamment des périodes de maladie ou de chômage pendant votre carrière ». Par ailleurs, qui aura encore confiance en un système de pensions complémentaires ? Le monde financier est malade, les perspectives sont moroses et le rendement des pensions complémentaires est actuellement très bas. D’autant que le rendement garanti a été diminué de moitié par ce gouvernement Michel !

14:41 Écrit par Le Bureau de la CGSP-CHU dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Trou budgétaire de 4,2 milliards. L'austérité n'est pas la solution.

 

La FGTB apprend, sans réelle surprise, que le budget de l’état fédéral présente un trou budgétaire de 4,2 milliards d’euros s’il veut être à l’équilibre en 2018.
 

Ce trou budgétaire est entièrement de la responsabilité de ce gouvernement.


Les cadeaux aux entreprises et plus particulièrement aux multinationales, s’ils augmentent la part des dividendes des actionnaires, ne produisent aucun effet sur notre économie.


Par ailleurs, les mesures adoptées telles que le saut d’index, le gel des salaires et la réduction des dépenses publiques vont à l’encontre du bon sens économique.


Selon les calculs de la FGTB, ce sont près de 3,1 milliards qui ne sont pas rentrés dans les caisses de la sécurité sociale.


Depuis le début de la crise, la FGTB rappelle, comme de nombreux économistes à l’heure actuelle, qu’en période de croissance faible, l’austérité n’est aucunement la solution.


Plus un état économise, plus il freine la croissance de l’activité économique sans pouvoir garantir une amélioration des finances publiques. Puisque le ralentissement de la croissance se traduit par moins de recettes et plus de dépenses sociales.


Bloquer les salaires et réduire les dépenses publiques ne font qu’aggraver la situation. La preuve en est faite.


Pour le secrétaire général de la FGTB, Marc Goblet, s’il faut trouver 4,2 milliards, « ce ne sera pas dans la poche des travailleurs et des allocataires sociaux. Cela n’a aucun sens ».


L’OCDE, cette semaine, l’a crié haut et fort. La croissance mondiale est faible et les politiques monétaires sont impuissantes à relancer l'activité en Europe.


Comme la FGTB, l’OCDE préconise une modification du pacte de stabilité et de croissance de l'UE pour permettre un soutien budgétaire plus élevé. En bref, il faut relancer les dépenses publiques d'infrastructures, de Recherche & Développement et de formation, et ne pas soumettre ces investissements aux objectifs de stabilité budgétaire.

14:39 Écrit par Le Bureau de la CGSP-CHU dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Restructurations: encore combien de victimes pour que cela bouge?

Restructurations: encore combien de victimes pour que cela bouge?

 

 

 

 

Septembre 2016 est devenu un mois noir pour des milliers de travailleurs et leur famille touchés par les conséquences brutales des restructurations et fermetures d’entreprise. Pour la FGTB, ces fermetures sont inacceptables et scandaleuses. De plus, il ne se passe pas un jour sans que l’on annonce un nouveau licenciement collectif. La FGTB est au côté de tous les travailleurs et travailleuses (CDI, CDD, intérimaires, aussi chez les sous-traitants) qui sont touchés par des restructurations.


Annoncer haut et fort « jobs, jobs, jobs » au Parlement ne suffit pas. Il est temps de donner aux travailleurs les instruments légaux nécessaires pour s’opposer aux drames sociaux qui se jouent.


La FGTB exige le soutien politique pour éviter au maximum ces drames sociaux et pour mettre les employeurs devant leurs responsabilités. La FGTB exige des initiatives concrètes à tous les niveaux de compétence.


Au niveau européen :

  • en intégrant enfin une stratégie permettant ‘d'anticiper les restructurations' en mettant en oeuvre la résolution du Parlement européen “Information et consultation des travailleurs, anticipation et gestion des restructurations" (15/01/2013). Les éléments fondamentaux de cette stratégie sont les suivants : nécessité pour les entreprises de mener une politique de formation et d’emploi prévoyante; obligation de justifier les restructurations ; obligation de négocier des alternatives comme la réduction du temps de travail ; prise en compte des travailleurs chez les sous-traitants ; obligations de n’envisager le licenciement qu’en dernier ressort, quand toutes les options ont été épuisées. Pour ce faire, la commissaire européenne M. Thyssen doit sans tarder mettre sur la table une proposition de directive.
     
  • le 'Fonds européen d’ajustement à la mondialisation' doit pouvoir plus rapidement apporter son soutien dans l’encadrement des travailleurs touchés, notamment en limitant à un minimum les procédures administratives.


Au niveau des pouvoirs compétents dans notre pays:

  • Introduction d’une procédure de droit d’alerte pour que les représentants du personnel puissent exiger à temps des informations et des explications quand l’entreprise rencontre des problèmes qui peuvent compromettre sa santé, voire son existence.
     
  • Introduction d’un droit d’expertise pour les représentants du personnel puissent faire appel à des experts externes pour une expertise financière et économique indépendante.
     
  • Une initiative législative est nécessaire pour éviter effectivement les licenciements.
     
  • La FGTB demande également que les sanctions prévues par la loi en cas de fermeture ou en cas de non-respect des procédures sur le licenciement collectif, soient effectivement prononcées par les tribunaux; la FGTB demande par ailleurs que ces sanctions soient renforcées. Les procédures pour pouvoir opérer une saisie conservatoire sur le matériel, l’outillage et les stocks d’entreprise, doivent être plus courtes et plus simples. Les terrains d’entreprise doivent de préférence rester publics, mais il doit en tout cas y avoir une procédure pour exproprier les terrains d’entreprise quand l’entreprise ferme.
     
  • Les subsides aux entreprises et les réductions de cotisations patronales (de quelque nature qu’ils soient) doivent être récupérés au maximum. Il conviendrait d’ailleurs d’utiliser une autre technique de subsides dans laquelle les subsides prendraient la forme d’une ‘hypothèque’ exigible pour l’Etat. Les réductions des cotisations patronales doivent être plus fortement liées aux garanties d'emploi.
     
  • Il faut éviter que des entreprises rentables, comme les multinationales, utilisent abusivement le statut d’entreprise en difficulté de façon à faire glisser la facture sur la collectivité.
     
  • L’accompagnement social de tous les travailleurs licenciés doit être renforcé. Il faut par ailleurs trouver des règlements pour étaler dans le temps les dettes personnelles.
     
  • Tous les pouvoirs publics doivent travailler à des plans de relance et à la reconversion des régions lourdement touchées, certainement avec l’implication des sociétés publiques d’investissement.
     
  • Il faut en finir avec l'austérité aveugle dans le secteur public qui a déjà coûté des milliers d'emplois.

 

Ce texte est une motion d'actualité du Comité fédéral de la FGTB du 20 septembre 2016.

14:36 Écrit par Le Bureau de la CGSP-CHU dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/09/2016

Déclaration du front commun syndical

Après la tenue d’instances séparées de la CSC, la FGTB et la CGSLB, le front commun syndical s’est réuni cette après-midi.
 

Celui-ci renouvelle son appel à une large manifestation le 29 septembre. Deux ans après la mise en place du gouvernement Michel, l’heure n’est pas à la fête. Pour les travailleurs : factures plus élevées, protection sociale réduite, travailler plus, plus longtemps et de manière plus flexible pour un salaire moins élevé. Pour les entreprises et les grosses fortunes : distribution de cadeaux.

 

Concernant la date du 7 octobre, le front commun syndical a décidé de suspendre la grève générale.

 

La possibilité d’organiser une grève générale était liée aux intentions du gouvernement Michel de confectionner un nouveau budget pendant les vacances d’été. Depuis lors, le gouvernement a fait savoir qu’il ne présenterait son budget qu’en octobre. Les syndicats ne manqueront pas d’évaluer le nouveau budget lorsque celui-ci sera présenté. Si nécessaire, ils élaboreront des actions adéquates sans exclure aucun moyen.

 

Le 7 octobre, des actions de toutes sortes seront toutefois menées dans certains secteurs et entreprises afin de mettre la pression sur les employeurs qui préfèrent miser sur le lobbying politique plutôt que sur la concertation sociale.

 

10:36 Écrit par Le Bureau de la CGSP-CHU dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Modalités pour la manifestation du 29.09.2016

La CGSP-CHU ira manifester à Bruxelles le 29/09, toutes les personnes qui désirent aller à Bruxelles sont priées de prévenir leurs délégués ou le bureau syndical pour le 22/09 au plus tard et prévenir leur chef de service le plus rapidement possible.

10:13 Écrit par Le Bureau de la CGSP-CHU dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Manifestation le 29.09.2016 en front commun à Bruxelles à 10H30

Le gouvernement Michel fête ses 2 ans et il n’y a vraiment pas de quoi s’en réjouir. Pourtant, nous avons des alternatives. Il est grand temps que les employeurs et le gouvernement prennent des engagements sérieux ! Joignez-vous à la manifestation du 29 septembre à Bruxelles.

...

Vraiment pas de quoi se réjouir…
Fin de la semaine des 38 heures,
diminution des allocations,
saut d’index,
marge salariale très limitée,
recul de l’âge de la pension,
pensions plus basses,
factures en hausse,
tax shift injuste,
flexibilité à outrance,
concertation bidon,
perte de revenu,
trop peu d’emplois,
chômage des jeunes beaucoup trop élevé,
inégalités hommes-femmes toujours plus grandes
démantèlement des services publics,
pension des services publics et des enseignants en baisse,
érosion de la sécu,
hausse de la TVA, des accises, des taxes, …
Distribution de cadeaux aux grosses fortunes et aux entreprises.
Nous voulons une autre politique, une politique plus juste et équilibrée, respectueuse des travailleurs. Car oui, des alternatives existent !


EN PRATIQUE
Rendez-vous à 10h30 Gare du Nord à Bruxelles
Arrivée Gare du Midi vers 14h00

10:11 Écrit par Le Bureau de la CGSP-CHU dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pas de grève générale le 7 octobre prochain

885fe656777008c335ac96072a45be15-1474381011.jpgLa grève générale prévue par les syndicats le 7 octobre prochain n'aura finalement pas lieu, a appris ce mardi la RTBF. La manifestation nationale du 29 septembre prochain est toutefois maintenue.

Du succès de cette manifestation dépendrait la prise de position de la FGTB concernant la grève générale. Mais, dans le même temps, la quasi-totalité des centrales du syndicat socialiste ne veulent pas travailler autrement qu'en front commun. Or, la CSC a déjà fait savoir qu'elle ne voulait pas de cette grève, considérant qu'elle venait trop tôt dans le calendrier des actions du front commun.

Les syndicats attendent notamment de voir ce que les discussions autour du budget donneront au début octobre, ainsi que la déclaration de politique générale de Charles Michel (discours qu'il prononcera le deuxième mardi d'octobre), avant d'envisager d'éventuelles autres actions.

Actions ciblées

"Les syndicats ne manqueront pas d’évaluer le nouveau budget lorsque celui-ci sera présenté. Si nécessaire, ils élaboreront des actions adéquates sans exclure aucun moyen", préviennent les trois syndicats – CGSLB, CSC et FGTB – dans un communiqué de presse commun.

Il n'y aura donc pas de grève générale le 7 octobre prochain, mais les syndicats mèneront au moins des actions symboliques ciblées. Celles-ci viseront quelques politiques et entreprises, afin notamment, disent les syndicats, "de mettre la pression sur les employeurs qui préfèrent miser sur le lobbying politique plutôt que sur la concertation sociale".

09:43 Écrit par Le Bureau de la CGSP-CHU dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |